Les Figures de l’ombre

Le pitch base du film peut surprendre à la première lecture. Ce n’est ni un récit de la conquête spatiale et la guerre de rapidité qui a fait rage entre la Russie et les Etats Unis. Ni un film relatant du combat de femmes noires aux Etats Unis dans les années 60 pour faire reconnaître leur talent. Les figures de l’ombre est un savant mélange entre les deux.

 

A l’ère du tout numérique et des supercalculateurs, nous avons un peu oublié qu’avant toute cette technologie moderne, les calculs se faisaient de tête. Et pour envoyer des hommes dans l’espace, mieux vaut avoir des petits génies en maths pour effectuer toutes ces équations compliquées. Les figures de l’ombre, relate l’histoire de trois femmes, « super calculatrices » travaillant pour la NASA. Seulement même si elles sont supérieurement intelligentes, ces trois génies sont des femmes, noires dans l’Amérique raciste et doivent donc faire face au mépris constant de leurs collègues, hommes et blancs.

 

Le film aurait facilement pu tomber dans l’excès. La conquête spatiale et les mathématiques qu’il a fallu inventer pour pouvoir envoyer le premier américain en orbite, auraient pu donner une indigestion aux spectateurs à coup d’équations et d’explications trop complexes. Et pourtant même les néophytes restent accrocher au récit et aux nombreux tableaux couverts de craie blanche. Tout comme le côté « ségrégation » aurait pu être beaucoup plus exagéré, il est traité ici de manière très intelligente et tout en finesse avec quelques passages assez forts mais jamais larmoyants. Un équilibre étudié tout au long du métrage ponctué de ci de là de nombreux passages légers, provoquant le rire des spectateurs.

 

Le casting 3 étoiles ajoute également au charme de cette histoire vintage. Nombre de têtes connues et quelques petits nouveaux bien choisis : Taraji P. Henson (Empire), Octavia Spencer (La couleur des sentiments) et JanelleMonae (Moonlight) jouent à la perfection les trois héroïnes. Elles sont secondées par un Kevin Costner hyper classe, un Jim Parsons à 100 lieues de son rôle de Sheldon (Big Bang Theory), une Kirsten Dunst tout en retenue etMahershala Ali, jeune oscarisé pour Moonlignt. Ajoutons à cela la minutie apportée aux costumes et aux accessoires et une bande originale aux petits oignons (merci au producteur Pharell Williams pour cette partie).

 

Tiré d’une histoire vraie, Les figures de l’ombre vaut le détour. Sans être révolutionnaire dans son propos ou sa narration, on y apprend un pan méconnu de l’histoire de la NASA et il est également toujours bon de se rappeler que le temps où les personnes de couleur devaient se rendre dans des toilettes à 3 kms de leur lieu de travail, n’est pas si loin.

 

Photos prises sur le site de

Allociné

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Crédit photos:

Copyright Twentieth Century Fox France

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