Vivre sa vie plutôt que la subir ?

Je ne sais pas vous mais depuis quelques années j’ai souvent cette impression de subir ma vie. J’y vais peut-être un peu fort, mais c’est vraiment le feeling que j’ai parfois.

il arrive que mes journées, mes semaines soient plus associées à une liste de tâches à cocher qu’autre chose:

  • Boulot, boulot, boulot…
  • Ménage
  • Vaisselle
  • Linge à laver, à plier… ou l’éternel recommencement
  • Ranger (ce qui a déjà été rangé il y a 3 semaines)
  • Faire les comptes et toute la paperasse…
  • Rendez-vous x ou y pour les enfants, pour soi

Ça n’en finit juste plus. Et si on ajoute à cela la course à la performance à laquelle on participe – un peu malgré nous…Et bien ça donne des semaines à un rythme fou.

 

Combien d’entre vous prennent le temps parfois de s’arrêter pour réfléchir à ce qu’on aime faire. Pourquoi on fait telle ou telle choses? Plutôt que telle ou telle autre?
On est comme sur pilotage automatique.. On fait les choses par obligations ou par ce qu’il faut les faire…. ou parce que c’est sur notre liste. Ahah ! On rigole mais c’est un peu ça des fois.

On se sent étouffé pas un travail de 9 à 5 qui nous laisse peu de liberté… Alors on part à son compte ou on se lance  comme entrepreneur.e. Mais là c’est la pression financière qui arrive. On doit produire. Être efficace. Sur-efficace même. Car si on ne l’est pas, on ne pourra pas boucler la fin du mois.

Et puis vient le week-end. Et là c’est quoi: 2 jours qui passent à la vitesse de la lumière. 2 jours de ménage, épicerie, repas à préparer, achats divers et variés à faire.
On court encore. On trouve le temps de faire une sieste car on se sent épuisé.e. Alors oui ça fait du bien, mais du coup on a pas pu terminé ce livre qui nous plait tant.. Et là c’est déjà la fin du week-end et on enchaine sur la mise en place pour la semaine qui vient.

Je trouve qu’on n’a plus le temps.. Ou du moins on ne le prend plus. Ou vraiment pas assez.

Comme prendre le temps de cuisiner un bon repas… juste pour le plaisir de le cuisiner. En général on le fait par nécessité, parce qu’il faut bien manger.. Et pas n’importe quoi non plus. (Je vais passer sur toutes les m____ que nous servent les industriels et qui nous demande un effort supplémentaire de vigilance pour ne pas mettre n’importe quoi dans nos assiettes).

Alors oui il y a des journées volées, ci et la , des moments de plaisir. Des moments pour soi qu’on prend malgré tout. Des séances de sport qu’on fait et qui nous font profondément du bien. Mais on est bien vite rattrapé par la course incessante et on replonge dedans aussitôt ce petit moment fini.

J’ai l’impression d’être une marathonienne… et mon marathon ne s’arrête pas à 42 km.. Ahah.

Je suis aussi étonnée du nombre de burn-outs que je vois autour de moi. Beaucoup de femmes (mais d’hommes aussi). Fatigué.es. Épuisé.es. Lasses que leur vie ne soit qu’un projet de plus.

Quand est-ce qu’on en profite pleinement dans tout ça?

Ce soir, le premier soir depuis longtemps, très (trop !) longtemps je me suis octroyé ce plaisir d’aller chercher mes enfants un peu plus tôt. On a pris le temps de se parler, de s’écouter. On a souper. Puis on a sorti un jeux de société et on a joué tous ensemble. On a ri. On était bien. C’était un moment formidable. Un moment que j’aimerais vivre tellement plus souvent.

À qui la faute, à moi, certainement…Pourquoi est-ce que je ne prends pas le temps de le faire plus souvent ? La réponse c’est que parfois j’ai tellement de choses à faire que ça me parait insurmontable. Prendre ce temps off voudrait dire me retrouver avec une maison chaotique 1 heure plus tard à gérer. Et je n’ai pas non plus envie de me coucher à pas d’heure pour rattraper le tout. J’ai égoïstement envie de profiter aussi un peu de ma soirée.

Mais je prends conscience que pour 2018 je veux plus de moments comme ça. Je veux prendre le temps. Prendre du recul. Prendre le temps de réfléchir les choses.

Et pourquoi pas le temps de m’ennuyer aussi. S’ennuyer ! C’est quoi ce mot?! Il a disparu de mon vocabulaire depuis tellement longtemps.

Alors je n’ai pas la solution miracle. Mais je me dis qu’il y a certainement des aspects à améliorer.

Peut-être devrait-on plus se laisser vivre?  Se donner le droit de respirer plus souvent? S’autoriser de ne pas être au top partout. Se laisser le temps d’écouter nos envies. Prendre le temps de se questionner.

En bref, arrêter le pilote automatique l’espace d’un instant pour faire un petit compte-rendu des choses de notre vie.

Est-ce que je fais ça par réél envie ou par une obligation quelconque.

Ai-je envie d’être là ? Si oui c’est parfait, si non: pourquoi je suis là?

La meilleure façon à date de contrer un peu tout ce cercle vicieux. c’est de s’organiser le mieux possible pour limiter la charge de travail à faire d’un coup.

Mais aussi de se réserver des moments de pur bonheur et détente. Et de les noter dans son agenda afin de s’y tenir.

Et ralentir ! Profiter malgré la charge de choses à accomplir.

 

J’essaie d’introduire cela de temps à autres. Par exemple, au lieu de voir la cuisine comme une corvée, je fais participer les enfants. On en profite pour être ensemble et le faire dans la bonne humeur. Mais ce n’est pas toujours facile.. Parfois l’horaire trop chargé ou trop limité nous empêche de le faire. 

Je privilégie aussi les choses simples. Parfois on veut faire compliquer. Tout leur faire découvrir. Ce qui est super aussi. Mais parfois juste flâner en famille, aller faire un tour du quartier en discutant, c’est agréable aussi. Et c’est un peu moins de pression.

Alors cette année, je veux vraiment réfléchir à mes actes, à ma façon d’aborder les choses. Et aussi je vais faire un vide.. Tout ce qui ne m’apporte pas de plaisir sincère et réel n’a pas lieu d’être.

En fait nous n’avons de temps que pour l’essentiel. Ce qui nous porte et nous fait du bien. Ce qui nous rend heureux.se.

Peut-on limiter la course en se désencombrant ? Peut-être? Désencombrer son environnement. Son agenda. Ses relations. Sa vie sociale. Revenir à des valeurs plus vraies. Prendre le temps pour les choses simples.

2 commentaires

  • ça rejoint exactement le constat que j’ai fais en 2017 même les personnes autour moi … c’est fou ça le pilotage automatique comme tu dis! Et puis un jour quand tu acceptes de réaliser , tu te dis il est temps de faire autrement , et là ça fait tellement de bien.

  • Toi aussi tu es passée par là 🙂 .. En 2018 j’arrête le pilotage automatique et je fais des choix plus conscients.. Je te souhaite aussi une belle année remplie de douceur et bonheur.

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