Passion voyages

Depuis assez jeune j’ai toujours ressenti cette envie de découvrir d’autres endroits, il faut dire que j’ai été habituée à déménager et j’ai eu la chance de voyager aux quatre coins du monde avec mes parents. Du coup j’ai pris  goût aux voyages et à l’aventure et c’est resté en moi.

À 18 ans, le bac en poche, j’estime que mon anglais n’est pas assez bon ( vous lirez: très mauvais) alors j’entreprends une année d’études aux États-Unis. Me voilà donc à Tulsa, Oklahoma  avec cinq mots de vocabulaire en anglais. Difficile? Oui et non: le fait d’être la seule francophone là- bas m’oblige à comprendre et me faire comprendre assez rapidement et du coup en un mois et demi je me débrouille vraiment bien; la compréhension est venu plus vite que je ne l’aurais pensé et le parler à suivi naturellement.

   

Retour en France et après trois ans d’études en école de commerce j’ai déjà envie de repartir, alors je décide de  faire ma dernière année d’études aux États-Unis, à New York (le rêve!).

L’année passée là-bas est à la fois formidable (Manhattan et tous ses charmes) et difficile avec un niveau de cours vraiment élevé. J’ai travaillé dur mais ça a payé, j’obtiens mon diplôme. Ce n’est qu’après que j’ai réalisé tout ça: sortir des cours et aller faire un tour à Soho, boire un café au Starbucks près de Wall Street, diner au Sofitel avec vue sur Times Square et aller bruncher dans Greenwich Village le dimanche, c’était top et j’en ai gardé un profond amour pour cette ville où j’aime retourner quand je peux (l’avantage d’être à 7 heures de route 😉 ).

Je décide de rentrer en France car ce n’est pas vraiment facile d’obtenir un visa pour travailler aux États-Unis. Je fais alors mes premières expériences dans le monde du travail mais une carrière professionnelle qui ne me satisfait pas beaucoup fait que l’envie de découvrir à nouveau  me rattrape. Ce sera Londres cette fois! Quelle belle année: des rencontres magnifiques et de vrais amitiés, une année d’insouciance mais je n’ai pas trouvé le poste espéré, alors après un an je me dis qu’il est peut-être temps de se poser un peu et de me trouver professionnellement. J’opte donc pour un retour en France en terrain connu.

***Cette photo n’est pas très représentative de Londres mais elle est symbolique à mes yeux car c’est le parc près de chez moi que je traversais toujours pour aller travailler et où je me posais avec mes amis quand il faisait beau.***

Je m’installe en France plusieurs années, j’occupe des postes intéressants, rencontre celui qui deviendra mon mari, j’ai un bébé et je vis dans une banlieue que j’aime. Tout va bien mais la routine de la vie parisienne est trop intense, mon mari ressent la même chose: nous nous mettons à rêver de grands espaces.  Il ne faudra pas plus d’un forum: « Destination Canada » pour nous décider de partir au Canada et d’entamer les procédures  de demandes de visa.  Ça peut paraître un peu fou, et peut-être que ça l’était, mais on a toujours eu ce sentiment que tout irait bien. Ça n’a pas toujours été facile, loin de là, on a eu des période de galère, des moments de doute, des envie de retour au bercail, mais finalement après près de 5 ans à Montréal,  je ne regrette  pas du tout notre choix, la qualité de vie est douce ici et j’aime le côté tranquille et populaire de mon quartier tout en habitant une grande ville. Il y plane ce sentiment que tout est possible si on travaille dur pour ce qu’on veut et c’est ici que j’ai trouvé la “force” (si je peux appeler ça ainsi) de me lancer dans l’entrepreunariat et d’admettre définitivement  que j’ai trop besoin de ma liberté pour pouvoir rester sur un  poste  permanent de 9h à 17h tous les jours, en ce moment en tout cas.

Maintenant je rêve encore de nouveaux horizons mais plus sous forme de voyages car je ressens l’envie de me poser un peu et de profiter du confort que nous avons, surtout avec les enfants car c’est  moins facile de bousculer leurs repères, même si je pense que le changement et les voyages sont très bénéfiques à leur épanouissement. Ceci dit je sais qui si demain nous avions la possibilité de partir pour un contrat professionnelle à l’étranger quelques années, on n’hésiterait pas à saisir l’opportunité. Et oui, on ne se change pas ;).

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