Surmonter sa peur pour avancer et trouver mieux

La peur de l’inconnu. On la connait tous.tes. C’est cette peur qui nous empêche d’avancer ou de quitter une situation qui ne nous convient plus. Cette peur qui nous bloque et nous empêche de prendre des décisions ou de changer les choses. Cette peur d’aller de l’avant car on ne sait pas ce qu’on va trouver.
Alors parfois on préfère garder des aspects de notre vie qui nous frustrent ou ne nous satisfont pas complètement dans le seul but de ne pas perdre ce qu’on a acquis. J’aime beaucoup cette phrase de Timothy Ferriss, dans son livre The 4 hours workweek: « Most people will choose unhappiness over uncertainty ».

On préfère se répéter ce fameux dicton qui nous conforte dans notre décision de ne rien changer: “On sait ce que l’on perd mais pas ce que l’on trouve”.
Pourquoi? Parce que l’inconnu ça fait peur. Ne pas savoir où l’on va et ce qu’on va trouver, c’est inconfortable.
Alors c’est plus sage et rassurant de ne rien changer au cas où. Le pessimisme prend aussi parfois le relais: si ça se trouve ce sera pire alors je vais me contenter de ce que j’ai. Après tout ce n’est pas si mal. On a beau se dire que ça pourrait être mieux, cette petite voix dans la tête qui nous pousse à la sécurité nous dit non! N’y vas pas! Et on repousse et on se persuade que tout est beau et on reste, pas par envie mais par peur. Mais garder ce qu’on a, qui nous rend malheureux, est-ce vraiment mieux que de ne pas savoir ce qu’on va trouver ?
On reste dans une relation qui ne nous comble pas car c’est mieux que d’être tout.e seul.e (il y aurait de quoi faire un autre article entier dessus). On garde un travail frustrant par peur de ne rien trouver d’autre ou de trouver pire. On ne fait pas ce qu’on a envie par peur de se planter ou d’échouer. On ne saisit pas telle ou telle opportunité pour le risque qui y est lié, malgré l’envie de la suivre.

En fait cette peur de l’inconnu nous bloque. Et c’est normal car ça fait peur! C’est flippant de ne pas savoir ce qui nous attend. C’est un peu comme se lancer dans une aventure sur laquelle on n’a aucun contrôle. Y aller sans avoir de plan B (et parfois même pas de plan A).

Mais la question à se poser aussi: et si c’était dur mais mieux? Certes la période de transition ne sera peut être pas facile, tout va être chamboulé, on va traverser des montagnes russes émotionnelles. Mais si c’était mieux après. Si avec du recul et quelques semaines ou mois plus tard tu te retrouvais à te dire: “mais p**** c’est la meilleure décision que j’ai prise. Pourquoi ne l’ai-je pas fait plus tôt!”.

Et si parfois sauter dans le vide était un sacrée aventure qui nous apportait son lot d’opportunités insoupçonnées. Si on faisait confiance à la vie. Si on apprenait à lâcher prise et laissé partir ce qui ne nous convient plus. Encore une fois, sans plan B. Juste parce que ça ne nous convient plus et qu’il est temps de lâcher. Si on se faisait confiance en sachant qu’on trouvera l’épanouissement… Autrement. Se dire que différent de ce qu’on connaît ne veut pas forcément dire pire. Et même que cela peut être mieux, et oui ! on laisse entrer l’optimisme par la grande porte par la même occasion.

Le plus dur c’est de lâcher prise sur ce qu’on a. Je crois profondément qu’il faut chérir et avoir de la gratitude pour ce qu’on a, sans toujours vouloir plus. Mais quand on sent au fond de nous qu’une situation, un environnement, un job… ne nous convient plus. C’est qu’il est peut-être temps de passer à autre chose.

Lâcher et arrêter de contrôler en acceptant les surprises. Et parfois, la magie opère et il arrive des choses auxquelles on n’aurait jamais pensé et on se dit pourtant que c’est une telle évidence. Ne dit-on pas d’ailleurs que rien de formidable n’arrive dans notre zone de confort ! Sans lâcher prise, sans ce petit risque à prendre pour aller vers l’inconnu, rien de nouveau ne se passe. Rien n’est bousculé et les choses restent les mêmes.

Alors oui l’inconnu ça fait peur, lâcher un acquis, ça fait peur aussi mais ça peut valoir le coup et ouvrir des portes.
C’est aussi faire preuve de patience car ce n’est pas en quittant une situation qui n’apporte plus rien de positif que vous retrouverez mieux tout de suite..Mais parfois lâcher prise et se faire confiance est la plus sage des décisions à prendre. Comment? En écoutant son intuition et en se laissant guider. Car au fond de nous, on sait. Apprendre à distinguer la peur et l’envie. Il est vrai aussi que derrière chaque peur se cache une envie. Mais justement, si c’est juste la peur et qu’il n’y a pas la moindre envie, alors on laisse tomber! D’où l’importance de s’écouter et d’apprendre à distinguer les deux.
Je ne vous dis pas non plus de tout lâcher sur un coup de tête. Il est important de peser le pour et le contre mais quand on sent que c’est là et que l’intuition nous pousse dans cette direction, c’est peut-être qu’il faut se laisser guider, accepter sa peur, en faire une alliée et y aller quand même.
Et toi? As tu déjà surmonté ta ou tes peurs pour finalement trouver mieux derrière ?

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